lundi 27 janvier 2014

INFOS

Bonjour à toutes et tous,
 
Suivez l'actualité de la réforme sur le blog des parents d'élèves du FOREZ, contre la réforme des rythmes scolaires.
 
 

 
 
Sera en ligne seulement les info sur la commune.
penser à vous inscrire pour être informé des mises à jour.

mercredi 22 janvier 2014

Conférence de presse du 22 janvier 2014


 
 
 
DOSSIER DE PRESSE

LANCEMENT

COLLECTIF DES PARENTS D’ELEVES DU FOREZ

Contre la réforme des rythmes scolaire

 

QUI SOMMES NOUS :

                Nous sommes des parents d’élèves indépendants délégués ou pas des écoles de l’arrondissement de Montbrison.

                Nous nous sommes mobilisés fin 2013 CONTRE LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRE.

                Nous pensons qu’il n’est pas trop tard pour nous fédérer et mener d’autres actions en ce début d’année pour faire reculer le gouvernement sur cette réforme.

                Pour cela nous avons créé le 15 Janvier 2014 un Collectif que nous avons décidé de nommer « Collectif de Parents d’Elèves du Forez, Contre la réforme des rythmes scolaire ». Il y a pour le moment dans le collectif 9 communes soit 5 écoles (Précieux, Savigneux, Montbrison, Ste Agathe la Bouteresse, Margerie Chantagret) et 2 RPI (Craintilleux - Rivas et L’Hopital le Grand – Unias).

                La fédération de Parents d’Elèves PEEP qui est aussi contre la mise en place de cette réforme dans les conditions émises par le décret du 24 Janvier 2013, fait parti du collectif.

QUELLES SONT NOS POSITIONS :

                Nous pensons que la réforme sur les rythmes scolaires n’est pas une priorité. La Loire était un département pilote pour la semaine de 4 jours à l’école depuis une dizaine d’année, beaucoup d’autres départements sont passés aux 4 jours depuis 2008 seulement, hors nous n’avons pas constaté une différence de niveau en fin de CM2 entre les élèves de la Loire et les départements qui était à la semaine de 4,5 jours jusqu’en 2008. Ce constat ne veut pas dire que nous sommes pour l’immobilisme, mais d’autres sujets nous semblent plus importants. Des programmes moins chargés et plus ciblés, des vacances d’été plus courtes pour des journées d’enseignement allégées, un enseignement mieux adapté au rythme des enfants, sont des pistes que le gouvernement a complètement ignorées.

               

 

                Nous sommes pour une réforme plus globale qui prenne en compte l’avis de l’ensemble des acteurs de la vie éducative de notre pays, élus locaux, enseignants, parents d’élèves, associations, professionnels de la santé spécialiste des enfants, animateurs etc…

                Nous condamnons une réforme qui va entrainer des inégalités. En effet, la qualité et la diversité des activités proposées d’une commune à une autre seront différentes. Les écoles privées n’ont pas d’obligation de mise en place de la réforme. L’école de la République met à mal le principe d’EGALITE qui fait parti d’un des 3 fondements de notre république.

                Cette réforme va coûter cher. Les contribuables, notamment les familles ont été largement sollicitées par le gouvernement ces dernières années avec l’augmentation des impôts et des différentes taxes et la diminution du coefficient familial, nous ne pouvons pas accepter de financer une réforme qui nous serait imposée.

NOS REVENDICATIONS :

                Nous demandons au gouvernement de retirer le décret N°2013-77 du 24 Janvier 2013 et de repartir d’une feuille blanche en consultant largement.

                Nous demandons plus de temps pour une réflexion sans tabou.

                Nous voulons un débat national sur l’école primaire, comme le gouvernement en a organisé un pour la transition énergétique.

                Nous voulons que l’Education Nationale assume les changements nécessaires pour améliorer l’éducation de nos enfants et pour maintenir une égalité républicaine sur l’ensemble du territoire Français.

Nous sommes POUR une réforme qui mette en priorité l’intérêt de l’enfant et son éducation.

 

NOS ACTIONS :

                Nous voulons mobiliser toutes les personnes qui pensent que cette réforme a oublié NOS ENFANTS.

                Nous voulons communiquer aux plus grands nombres nos différentes actions sur le terrain et vous informer régulièrement de l’évolution nationale de la mobilisation des Parents d’Elèves.

                Nous voulons vous rendre compte des avancés que nos actions ici dans la Loire et dans tout le pays ont pu obtenir de la part du gouvernement.

                Nous mènerons différentes actions sur l’arrondissement de Montbrison, « école vide », manifestations, conférences débats, etc…

                Nous informerons tous les élus de la création de notre collectif et nous leur demanderons leur soutien.

                Nous organisons le Vendredi 7 Février une action « Ecole Vide » dans toutes les écoles de l’arrondissement de Montbrison. Nous demandons aux Parents ce jour là de ne pas mettre leurs enfants à l’école en informant l’établissement.

                Nous organisons une MANIFESTATION à Montbrison. Nous donnons rendez vous à toutes les personnes, Parents d’Elèves ou pas, élus, enseignants, responsable d’association etc… 

Le Samedi 8 Février 2014 à 9H30

Aux Jacquins à Montbrison

D’autres actions sont en cours de préparation :

                Pétition envoyé au Premier ministre.

                 Sondage auprès de l’ensemble de nos élus locaux, Maires, Conseillers Généraux, Conseillers Régionaux, Députés pour qu’ils prennent une position claire sur la réforme ainsi qu’auprès des candidats aux futures élections municipales.

                Conférence débat

                Etc …

 

                                                                                                                                             Le Collectif

 

Portes Paroles :

                Nicolas REY         07 89 45 94 28

                Michel RIBBA    06 08 97 43 57

                Katy MEDJEKDOUD        04 77 97 39 14

 


vendredi 17 janvier 2014

Collectif des parents d'élèves du Forez contre la réforme des rythmes scolaires

C'est officiel, le collectif est né....
Après quelques heures d'échange, une petite collation et un petit verre....
le Collectif des parents d'élèves du Forez contre la réforme des rythmes scolaires voit le jour...

pour contacter le collectif une adresse: cpefclrdrs@gmail.com

ou bien consulter et INSCRIVER VOUS 
sur son blog: http://cpefclrdrs.blogspot.fr/




lundi 13 janvier 2014

Financement des rythmes scolaires 13/01/2014: La Cnaf accepte de baisser les taux d’encadrement de l’accueil de loisirs périscolaire.


 

par Michèle Foin
enseignant et enfants © Flickr-Vellivouve
Face à la demande pressante des maires, le conseil d’administration de la Cnaf vient d’accepter l’allégement des normes d’encadrement pour le périscolaire relevant d’un accueil de loisirs sans hébergement (ALSH). Une concession transitoire, qui ne concerne pour l’instant que les communes ayant choisi de passer aux nouveaux rythmes en 2013.

Cet article fait partie du dossier:
Collectivités territoriales : l'aménagement des rythmes scolaires

Le Callennec sur les rythmes scolaires


Ille-et-Vilaine -
Mercredi, à l'Assemblée nationale, Isabelle Le Callennec, députée UMP de Vitré, a interpellé Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale. La réforme des rythmes scolaires « n'a toujours pas prouvé qu'elle se faisait dans l'intérêt de l'enfant. Elle crée une charge supplémentaire de 600 millions pour les collectivités, de 500 millions pour l'État et de 250 millions pour les Caisse d'allocations familiales, sans parler de l'inégalité qu'elle crée entre les communes qui ont les moyens et celles qui ne les ont pas. » Isabelle Le Callennec a demandé à Vincent Peillon « soit un moratoire sur cette réforme, soit la liberté laissée aux municipalités, soit l'abrogation du décret ». Le ministre a rejeté les trois propositions.

Le troisième cadeau de Peillon à la FCPE

 
Le Point.fr - Publié le - Modifié le

Peillon a fait un cadeau à la FCPE : en fin de troisième, les parents jugeront si leurs enfants peuvent suivre au lycée général. Une catastrophe annoncée.

Les parents sont-ils compétents pour décider s'il faut opérer leur enfant de l'appendicite ?
Les parents sont-ils compétents pour décider s'il faut opérer leur enfant de l'appendicite ? © Jeff Pachoud /  

 

Site national de l'association national gilets jaunes

Le site national de l'association national gilets jaunes est ouvert.

https://www.clrdrs.fr/



Allez, tout le monde s'inscrit!!!!

dimanche 12 janvier 2014

Droit de réserve du corps enseignant.


Précisions sur la note accompagnant la LSN n° 791 - (21 février 2013)

Cette note a pour objectif de préciser les conditions de notre intervention syndicale pour l’abrogation du décret Rythmes scolaires.

 

La IJR n° 28 envoyée le 28 janvier 2013 explique que l'obligation de réserve n'est pas inscrite dans notre statut et qu’elle reste une construction jurisprudentielle du conseil d'Etat.

 

L’article 6 de la loi statutaire n°  83-634 du 13 juillet 1983 précise : « La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires ». Nulle part n’est inscrite une quelconque obligation de réserve à l’exception des statuts particuliers des militaires, policiers et juges (loi du 13 juillet 1972 et décret du 18 mars 1986).

 

Ainsi par un arrêt en date du 11 janvier 1935, les juges ont sanctionné un fonctionnaire qui avait participé à une campagne de propagande électorale en Tunisie et, se faisant,

« manqué à la réserve imposée par ses fonctions ». CE du 11 janvier 1935 Bouzanquet (Rec Lebon 1935 p.44)

Pour un arrêt récent et significatif, on peut citer ce considérant : « Considérant qu’en faisant

état publiquement du différend professionnel qui l’opposait à la direction, notamment par l’envoi de communiqués à la presse, Melle A a manqué au devoir de réserve qui s’impose à tout agent public ». CE n° 279027 du 13 mars 2006.

 

Aldous Huxley (1939) à méditer.


Le tour d'horloge!!!


un peu d'humour: Eco Ecole!!!


samedi 11 janvier 2014



7 raisons de refuser ENSEMBLE

le décret du Ministre Peillon sur les rythmes scolaires
 

1 Les rythmes des enfants ne sont en rien respectés, bien au contraire !



Les élèves arriveront aussi tôt à l'école et en repartiront aussi tard, le ministre s'y est engagé. Le temps de classe ne pouvant dépasser 5 h 30, ils verront augmenter le temps d'interclasse du midi ou le temps d'Activité Pédagogique Complémentaire avant la sortie des classes, selon les décisions prises par tel ou tel Projet Éducatif Territorial. Qui peut prétendre que ces temps ne sont pas générateurs de fatigue et de stress ?
De plus, tous devront venir en classe le mercredi matin. Où est l'amélioration pour les élèves ? Des générations d'élèves ont bénéficié de cette coupure de la semaine, mais à présent on améliorerait leurs rythmes en instaurant la semaine continue !
 

Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946

1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.
             
2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :
             
3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.
             
4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.
             
5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.
 

LISTE DES COMMUNES QUI NE METTRONT PAS LES RYTHMES EN PLACE EN 2014

Communes qui ont décidé de revenir à la semaine de 4 jours
( après avoir expérimenté la réforme des rythmes scolaires ) :
1. Montluçon (03)
2. Château-sur-Epte 27 = 567 hab.
3. Boves (60)
4. Crillon (60)
5. Le Vauclin à la Martinique depuis la fin des vacances de la Toussaint

Communes qui annoncent qu'elles ne l'appliqueront pas en 2014 :

AIN (01)
6. Arbent 01 = 3 493 hab.
7. Blyes (01) = 883 hab.
8. Bourg-Saint-Christophe 01 = 1 147 hab.
9. Chaneins 01 = 980
10. Charnoz--‐sur--‐Ain 01 = 983
11. Jassans-Riottier 01 = 5 976 hab
12. Léaz 01 = 585
13. Lent (01) = 1 277 hab.
14. Leyment 01 = 1 273 hab.
15. Massieux 01 = 2 500
16. Matafelon-Granges 01 = 650
17. Pérouges 01 = 1 204 hab.
18. Replonges 01 = 3 500 hab.
19. Reyssouze 01 = 951
20. Saint-Jean-de-Niost 01 = 1 460
21. Saint-Sorlin-en-Bugey 01 = 1 109
22. Souclin 01 = 270
23. Villieu-Loyes-Mollon 01 = 3 174 hab.

A l’école des nouveaux rythmes, par Magali Gaubert



 Faisons un rêve…

Les soupirs, la lassitude, l’effort inhérents à tout apprentissage ont été chassés de l’école : les élèves arrivent frais et dispos le matin, avides d’art et de bilinguisme, fascinés par leur nouveau tableau blanc numérique. L’après-midi, ils s’ébattent joyeusement en sport, cours de dessin et se délassent dans les musées sous l’œil bienveillant s’un animateur. Aux oubliettes de l’Histoire, les problèmes de concentration. Clap de fin sur le mal-être enseignant. Gloire ! La France remonte enfin dans les évaluations internationales !

C’était la chimère de syndicats experts de la pédagogie, l’utopie festive des bobos de Paris, l’ordonnance de l’Académie de médecine, un grand progrès par rapport aux autres pays européens pour ce vieux dinosaure qu’est la France. Mais c’est le rêve de ceux, qui, un soir de fête, ont refait le monde autour de quelques verres de gin tonic. La gueule de bois est proportionnelle à l’intensité des divagations. Le réveil s’avère douloureux, et le remède, pire que le mal, pour ceux qui, à l’avant-garde du progrès, vivent déjà à l’heure des nouveaux rythmes. C’est ce qu’on appelle le réel. Bien difficile de le modeler telle une boule de pâte à modeler. Bien sûr, on peut toujours le nier. Mais les témoignages des instituteurs de Paris et d’ailleurs sont bien réels.

Snobé par Peillon, Estrosi pose un lapin à la ministre déléguée (Nice)

Snobé par Peillon, Estrosi pose un lapin à la ministre déléguée

Le député-maire, qui avait demandé à voir le ministre de l'Education lors de sa visite à Nice, ne s'est pas présenté au rendez-vous avec George Pau-Langevin.

George Pau-Langevin et Vincent Peillon à Nice, le 10 janvier 2014. (AFP PHOTO / VALERY HACHE)
George Pau-Langevin et Vincent Peillon à Nice, le 10 janvier 2014. (AFP PHOTO / VALERY HACHE)
Le ministre de l'Education Vincent Peillon, en déplacement à Nice vendredi 10 janvier au matin dans un lycée professionnel luttant contre le décrochage scolaire, a eu un vif échange à distance avec le maire UMP Christian Estrosi, qui voulait le rencontrer.
Le député-maire, qui avait demandé tardivement la veille à voir Vincent Peillon lors de sa visite, a refusé de s'entretenir avec la ministre déléguée à la réussite éducative George Pau-Langevin, également en déplacement.

La ministre déléguée laissée seule à attendre

George Pau-Langevin a confirmé avoir attendu en vain à la préfecture Christian Estrosi et un groupe d'élus de la Métropole Nice Côte d'Azur, soit une quarantaine de personnes, qui voulaient parler de la réforme des rythmes scolaires.
"L'agenda de Vincent Peillon était bouclé, il avait été convenu que j'assurerais le rendez-vous avec les maires. Personne n'a jugé utile de venir", a déploré la ministre déléguée, qui rencontre régulièrement des élus sur la réforme des rythmes scolaires.
M. Estrosi a un mépris profond pour les gens qu'il n'estime pas à son niveau", a commenté George Pau Langevin, "très surprise" par l'absence des élus sans aucun préavis.
"C'est une grossièreté républicaine très rare dans notre République de laisser un ministre en charge, seul, après avoir demandé un rendez-vous", a assené Vincent Peillon lors d'un point de presse.

Estrosi promet de se plaindre auprès du président

Christian Estrosi lui a rendu la politesse sur un même registre, en évoquant "un geste très antirépublicain" du ministre, qui ne l'a pas glissé dans son emploi du temps. Il affirme avoir fait prévenir la ministre déléguée.
C'est très regrettable qu'on se comporte de manière militante plutôt qu'en ministre de la République", a attaqué Christian Estrosi vendredi, lors des voeux à la presse locale.
L'ancien ministre a promis de se plaindre auprès du président de la République.

"En dehors de mon activité ministérielle, il est normal que je fasse ce que je souhaite", répond Peillon

Après la visite dans le lycée professionnel Magnan de Nice, Vincent Peillon s'est rendu dans une permanence du candidat socialiste aux municipales de Nice Patrick Allemand.
En dehors de mon activité ministérielle, il est tout à fait normal que je fasse ce que je souhaite", a stipulé Vincent Peillon, qui sera tête de liste du PS aux élections européennes dans la circonscription Sud-Est.
Une quarantaine de maires de la métropole Nice Côte d'Azur (sur un total de 46) n'appliqueront pas la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014, avait annoncé fin novembre Christian Estrosi, qui exige que l'Etat finance sa réforme.
"C'est une réforme difficile, il faut qu'on travaille ensemble, l'Etat est à la disposition de tous les maires", a commenté vendredi Vincent Peillon à Nice. "Il ne faut pas prendre les enfants en otage de polémiques politiciennes" ou "mêler ces questions à des enjeux municipaux", a-t-il jugé.
"La loi s'applique à tous en République, le temps scolaire est décidé par l'Etat. Il y aura classe le mercredi matin", a rappelé vendredi Vincent Peillon, en notant que les collectivités locales pouvaient décider du temps "après l'école".

jeudi 9 janvier 2014

Action symbolique






LE 24 JANVIER 2014, DATE ANNIVERSAIRE DU DECRET PEILLON, NOUS IRONS SYMBOLIQUEMENT PORTER A NOTRE MAIRE UNE COPIE DU COURRIER QUE MR SCHOTTL, MAIRE DE JANVRY, A ADRESSE AU PREMIER MINISTRE POUR DEMANDER L'ABROGATION DE CETTE REFORME.


Nous vous invitons à faire de même, toutes les infos ci-dessous :

"Mr Christian Schoettl, maire de Janvry, a adressé au Premier Ministre, le vendredi 20 décembre, un courrier demandant l'abrogation de la réforme des Rythmes Scolaires.

Mr Schoettl est la figure emblématique... des centaines maires ruraux qui se trouvent dans un improbable embarra pour l'application de cette réforme des rythmes scolaires dans leur village et qui ne comptent pas se laisser faire sans rien dire.

Nous n'agissons sous l'influence d'aucun syndicat, ni d'aucun parti, ni de gauche, ni de droite, ni du centre, ni encore des extrêmes, mais cette saisine du Premier Ministre, qui dépasse les clivages politiques, est criante de vérité. Nous vous invitons à consulter l'intégralité de cette lettre de Mr Schottl en la téléchargeant ici : http://www.fichier-pdf.fr/2013/12/22/monsieur-le-premier-ministre/

Etant donné qu'il cite les parents dans son courrier, nous avons eu l'idée de l'accompagner dans cette démarche d'une façon très, très simple : en imprimant une copie de sa lettre à l'attention de notre maire et en allant ensuite la porter le 24 janvier dans la boite aux lettres de notre mairie (ou mieux, si possible, directement à notre maire en main propre).

Nous pensons que nos élus prendront ainsi connaissance de la démarche de Mr Schoettl, qui est appuyée par de nombreux autres maires ruraux de tous bords, ainsi que du cadre juridique de ce décret. Certains se sentiront d'ailleurs ainsi un peu moins isolés face à l'application de ce décret. D'autre part, cela permettra également à nos maires de prendre conscience du nombre considérable de parents qui souhaitent l'abrogation de cette réforme, et cela contrairement à ce que certaines "enquêtes de satisfactions" diligentées par le ministère essaient de faire croire aux médias.

Nous avons choisi de faire cette action citoyenne avec un petit groupe de parents et nous inviterons la presse à nous accompagner. Mais ce geste pourrait très bien être fait seul, ou par voie postale, ou en plus grand nombre via un rassemblement... chacun pouvant agir comme il l'entend selon sa sensibilité.

Le maire de Janvry, qui a été très sensible à cette démarche citoyenne, nous a laissé le petit mot que vous pouvez lire sur l'image en noir et blanc qui illustre cet événement.

Si vous pensez que c'est une bonne idée et que souhaitez faire comme nous le 24 janvier, merci de vous inscrire et de partagez cet événement.

Parents, restons mobilisés !

 

mardi 7 janvier 2014

Education: trois propositions pour être les premiers de la classe en 2025.


 En matière d'éducation, beaucoup se joue dès la petite enfance. Trois mesures visant les plus jeunes enfants permettraient de remonter fortement dans le classement Pisa des performances éducatives.
Par Daniel Bloch et Karine Metayer, collectif L'Avenir n'attend pas

La crise que nous traversons est une crise de confiance en l'avenir. Paradoxalement, l'opinion publique attend des pouvoirs publics qu'ils prennent des mesures à effet immédiat alors que la solution à une bonne partie de nos difficultés se trouve dans l'investissement à long terme. Il en est ainsi de l'avenir de nos enfants: pour sortir la France de l'ornière, il faut investir en priorité sur les jeunes générations et dès le plus jeune âge, même si les effets ne se feront sentir que dans quelques années.

Plus de 20% des enfants en difficulté à l'école
Aujourd'hui, la France a la particularité de connaître l'un des plus forts taux de souffrance scolaire: plus de 20% des enfants sont en difficulté à l'école. Or, vivre les premières années de sa vie dans une situation d'échec a des conséquences, au delà du parcours scolaire, sur l'estime de soi et la confiance dans les autres. Les pouvoirs publics peuvent créer les conditions de l'épanouissement des enfants à l'école, ce qui aura des conséquences évidentes sur leur sociabilité et l'harmonie de leur vie sociale et professionnelle: voici les trois mesures qui amélioreront la vie quotidienne des jeunes enfants sans dépense publique supplémentaire ou presque…



1° Faire de l'école maternelle un lieu d'éveil et d'épanouissement de l'enfant de 2 à 5 ans

L'école maternelle actuelle est organisée comme un environnement pré-scolaire pas toujours adapté au rythme du jeune enfant. Les écoles maternelles accueillent, depuis la rentrée scolaire 2012, et dans les zones prioritaires, les enfants de moins de deux ans ce qui est un progrès significatif. Pour parachever la réforme, il faudrait faire évoluer la maternelle et son organisation vers un jardin d'éveil construit spécifiquement pour permettre l'épanouissement de l'enfant jusqu'à son entrée à l'école primaire.

La mesure phare serait ainsi la mise en place, pour les deux et trois ans, d'une structure mixte entre la crèche et l'école avec, par classe, à la fois un EJE (Éducateur de jeunes enfants) et un enseignant. Ce dispositif pourrait être mis en place dans le cadre des nouveaux « Projets éducatifs territoriaux » lancé par le gouvernement, à dépense publique inchangée.


Daniel Bloch et Karine Métayer | 07/01/2014, 11:13 - 899 mots Une priorité pédagogique : le langage

Actuellement, 90% des enfants en difficulté d'apprentissage du langage dès le CP sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme à 16 ans, pourtant les difficultés peuvent être repérées et donc surmontées dès le plus jeune âge. Ainsi, pour favoriser la réussite de tous les enfants des solutions existent, comme l'ont prouvé de nombreux travaux de recherche, en France comme à l'étranger. Elles sont de nature essentiellement pédagogique.

Il s'agit de développer dès 2 ans et jusqu'au cours préparatoire inclus, une pédagogie spécifiquement dédiée au développement des compétences langagières et cognitives des enfants, avec un apprentissage prenant appui sur la phonologie et le code alphabétique. Son efficacité implique un suivi régulier des compétences acquises par les enfants, pour pouvoir traiter les difficultés d'apprentissage de façon individualisée et intensive, sans jamais laisser s'installer ces difficultés.

Les enseignants doivent être spécifiquement formés à ces méthodes, - il ne s'agit pas d'une formation lourde - ainsi que l'ensemble du personnel d'animation présent à l'école, en dehors du temps scolaire (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, animateurs de centres de loisirs, Éducateurs de jeunes enfants..). Par ailleurs, la réforme des rythmes scolaires portera d'autant mieux ses fruits que les animateurs des activités périscolaires, et notamment des activités de jeux, seront eux aussi formés pour contribuer à développer les capacités d'expression orale des enfants. La priorité donnée au langage aura un impact décisif sur notre classement PISA.



3° Améliorer l'accueil en offrant un petit déjeuner gratuit à tous les enfants des écoles maternelles

Aujourd'hui, de nombreux enfants vont à l'école sans avoir pris de petits déjeuners. Les nutritionnistes et médecins scolaires signalent une perte de concentration du fait de la fatigue encourue en fin de matinée. Les communes pourraient organiser, avec l'aide des entreprises agricoles ou en soutenant des AMAP, un petit déjeuner avec du lait et du pain pour tous les enfants de l'école.

Ce moment d'accueil matinal, qui peut être organisé dans le préau des écoles, peut être aussi l'occasion d'un échange entre parents, enfants et enseignants. Il est de nature à transformer le rapport à l'école et à la vie éducative. Pierre Mendès France avait déjà proposé de distribuer tous les jours un verre de lait à 10 heures tous les écoliers. Aujourd'hui, de nombreuses communes pourraient ainsi donner une nouvelle vie à cette belle idée, qui pourrait être soutenue matériellement par l'Europe.

Trois mesures qui ne coûtent pas cher

Pour améliorer la performance scolaire française, il faut faire évoluer la maternelle vers un jardin d'éveil organisé pour accueillir les enfants dès 2 ans, concentrer les efforts sur l'apprentissage du langage et améliorer l'accueil en offrant à tous un petit déjeuner gratuit. Ces 3 mesures ne coûtent pas cher et auront un impact décisif sur le bien être de toute une génération…

Plus d'informations sur le site de L'avenir n'attend pas

Daniel Bloch et Karine Métayer | 07/01/2014, 11:13 - 899 mots

Motion du conseil municipal


vendredi 3 janvier 2014

Rythmes scolaires : les désillusions des animateurs périscolaires.

Rythmes scolaires : les désillusions des animateurs périscolaires




 
 


Fatigués, en souffrance et frustrés : les animateurs, coordinateurs, directeurs de centre de loisirs ou d’ALAE accusent le coup de la réforme. Ils dénoncent surtout le manque de place fait à l’animation et à l’éducation populaire par les nouveaux rythmes.


« Chez nous, la réforme met en lumière le fait que l’éducation n’est pas une priorité pour les élus : je n’ai ni budget, ni encadrants supplémentaires et les activités mises en place relèvent du bon vouloir des animateurs », déplore une encadrante de Haute-Garonne, qui préfère l’anonymat. Et pourtant, les ateliers proposés ne désemplissent pas. « Les enfants sont contents qu’on s’occupe d’eux, que les activités soient variées ».

Car tout n’est pas si noir : « C’est un gros dispositif, très compliqué. On voit bien qu’on essuie les plâtres. A la première session, les enfants étaient perplexes. Mais quatre semaines après la rentrée, les idées fusent, les enfants ont des tas d’envies! », sourit Jean-François Cauche, qui intervient en tant que prestataire dans un atelier d’initiation ludique à l’électronique à Roubaix.
Avec les enfants, il détourne des objets pour en tirer des sonorités (toy-bending) ou transforme des pommes en interface pour ordinateur (grâce à une carte makey-makey). Et constate que les filles s’y intéressent bien plus que les préjugés ne le laissent penser. Par le jeu donc, sa pratique, comme celles de nombreux animateurs, atteint un but que les cours n’ont pas.

De réels problèmes d’organisation - Récrés oubliées, problèmes de locaux, d’orientation des enfants…, les difficultés sont cependant réelles, indéniables. « Le passage des enfants d’un temps à un autre est chronophage, les petits manquent de repères. Nous avons un peu l’impression de nous “repasser” les enfants, d’un temps à l’autre. En outre, rien n’est clair sur la responsabilité et la sécurité des enfants : que se passe-t-il s’il arrive un accident à un enfant qui est en TAP, sans y avoir été inscrit? », interroge Marianne Albert, coordinatrice Enfance jeunesse à Aimailloux.
A dire vrai, les principaux « déboussolés » dans certaines villes, ce sont plutôt les parents, qui ne distinguent pas les « temps d’accueil périscolaire » des « APC » ou des activités traditionnellement mises en place, et inscrivent leurs enfants partout. « Nous gérons les sorties et c’est l’enfer : il y a 180 enfants à orienter et chaque parent qui vous demande où va son enfant! », illustre l’encadrante de Haute-Garonne. Mais ces difficultés font l’objet d’ajustements en permanence.

Des choix horaires qui oublient les enfants - Des « temps d’activité périscolaire » de 45mn, placés tous les jours, entre 15 et 16h, sont-ils adaptés aux rythmes de l’enfant ? Choisi par 72% des communes dotées d’un projet éducatif territorial, cet horaire correspond souvent à la volonté des enseignants de finir tôt.

« Du coup, les enseignants réveillent les plus petits de leur sieste, ce qui les fatigue. Ce rythme est contraire à la chronobiologie des enfants », relève une encadrante en Ariège, qui constate aussi les effets délétères d’un décalage de 15 mn pour les cours du matin : « déposés tôt à l’accueil du matin, certains enfants doivent attendre 5 heures pour manger le midi ! ».
Motivés par la réforme, voilà donc les animateurs rendus amers par les choix qui président à son application : « Nous sommes déçus, car l’application de la réforme s’est éloignée de l’intérêt de l’enfant. Pour la première fois, la place des collectivités dans l’école était reconnue, au travers du PEDT, on avait l’opportunité de travailler ensemble, mais curieusement, nous avons abouti à l’inverse », déplore l’ariégeoise.

Un impact non négligeable sur les animateurs - « Nous avons réfléchi au sens de la réforme pour proposer des activités apaisantes, des jeux du théâtre. Mais les ateliers sont facultatifs et il y a beaucoup d’absentéisme, surtout en maternelle : c’est difficile à gérer pour les animateurs, qui ont la culture du projet et ne souhaitent pas faire de “l’occupationnel”, même si des sessions de 45mn laissent peu le temps de monter des projets », constate un encadrant limousin, qui préfère garder l’anonymat.

Souvent grignoté par le passage des enfants de la classe au TAP ou de la récré au TAP, ce laps de temps de 45mn en perturbe plus d’un. « Nous sommes titulaires de BPJEPS, de DEFA et, au final, on anime des récrés… c’est une dévalorisation de notre métier. Sans compter que le personnel municipal qui est envoyé en renfort, n’est pas formé, et s’inscrit, quant à lui, dans une pratique de garderie », poursuit l’intervenant limousin.
Sans compter, encore, qu’en milieu rural, mutualisation oblige, les animateurs passent leur temps à rallier un site à un autre en voiture. « Résultat : le temps dédié à la préparation des ateliers est en fait consumé sur les routes».

A Aimailloux, Marianne Albert interroge la place laissée aux animateurs par les enseignants : « Au début, cela me plaisait, cette idée d’avoir une place, nous, les animateurs, dans l’éducation des enfants. Mais on doit se caler sur le projet d’école, on se demande bien quelle est la place réelle de l’éducation populaire. On a l’impression de jouer les bouche-trous de l’Education nationale : les heures de cours ont baissé, mais pas les heures de présence des enfants à l’école ».
Espoir - A quoi ressemblerait alors la « réforme rêvée des animateurs ? » Du Nord au Limousin, la réponse est identique : « de plus petits groupes d’enfants, bien sûr. Mais, surtout une intégration complète au cursus scolaire, du dialogue avec les enseignants et une salle, un laboratoire où stocker le matériel », énumère Jean-François Cauche. Et son collègue limousin d’expliciter : « La réforme offre une vraie opportunité pour que le monde de l’Education nationale et celui de l’Education populaire se rencontrent. C’est important que les familles comprennent qu’on peut apprendre autrement qu’en classe ».

Voeux du ministre de l'éducation Mr Peillon


jeudi 2 janvier 2014

La classe Ayrault (archive de 2012)


Un dernier effort et ce sera les vacances pour les membres du gouvernement Ayrault, réunis ce matin pour l'ultime Conseil des ministres avant la trêve estivale. Ils enchaîneront par un séminaire de travail, autour de François Hollande, suivi d'un déjeuner à l'Elysée. Il sera ensuite temps de prendre quelques jours de repos. Mais attention, pas question de partir loin ou d'être injoignable.

  Les ministres ont été priés de suivre l'actualité et d'être rapidement mobilisables en cas de crise. En attendant la rentrée (le prochain Conseil est programmé le mercredi 22 août), l'occasion était toute trouvée de faire le bilan. Certains ministres ont agréablement surpris. D'autres n'arrivent pas (encore) à prendre la dimension du poste. Normal, la gauche n'avait pas été au pouvoir depuis longtemps. Voici les premières appréciations de la classe gouvernementale du professeur Ayrault.

Très bon trimestre En leur confiant leurs maroquins, François Hollande et Jean-Marc Ayrault savaient que ces quatre-là seraient immédiatement à leur affaire. Deux mois et demi après leur arrivée, ils ont confirmé leur statut de piliers du gouvernement. JÉRÔME CAHUZAC, ministre du Budget, avait hérité de la mission la plus urgente et la plus compliquée : faire des économies dans un contexte de crise. Il a franchi la première haie en faisant adopter le collectif budgétaire (7,2 Mds€ de hausse d'impôts et 1,5 Md€ de gel de dépenses) lors de la session extraordinaire de juillet. Vif, cassant parfois, y compris avec ses collègues ou ses partenaires européens, ce boxeur à ses heures perdues a dû ferrailler avec l'opposition.

MANUEL VALLS, ministre de l'Intérieur, remplit lui aussi la mission qui lui a été confiée : réconcilier la gauche avec la police et faire taire les accusations de laxisme dont a longtemps souffert le PS. Réactif, sur le terrain, il n'a pas hésité à enterrer la proposition de délivrance d'un récépissé lors des contrôles d'identité, qui découlait du programme présidentiel de Hollande, pour ne pas fâcher ses troupes. Mais il a su aussi donner des gages en promettant de revenir sur les critères de naturalisation fixés par son prédécesseur, Claude Guéant.

Très présent sur la scène internationale au côté du président, LAURENT FABIUS, ministre des Affaires étrangères, se délecte de son rôle de chef de la diplomatie. Si son bilan paraît encore modeste, notamment sur le dossier syrien, sa présence et son expérience rassurent. Au point de s'attirer les compliments de l'opposition. « Il semble avoir réussi sa mise en trajectoire », a ainsi concédé récemment Jean-Pierre Raffarin.

Enfin, MICHEL SAPIN, ministre du Travail, vieux compagnon de Hollande, remplit son rôle de démineur du quinquennat avec abnégation. Familier des chefs d'entreprise comme des syndicats, il a orchestré la grande conférence sociale. L'explosion du chômage devrait toutefois lui compliquer la tâche à la rentrée.

Elèves sérieux et appliqués

 Moins médiatique que leurs camarades de la tête de classe, ils « font le job » avec efficacité. A peine arrivée, MARISOL TOURAINE, ministre des Affaires sociales, a mis en musique l'engagement présidentiel de retour partiel à la retraite à 60 ans sans grever les comptes publics ni se fâcher avec les syndicats. Le plus dur reste toutefois à venir pour celle qui doit s'atteler à des réformes draconiennes pour contenir les dépenses de la Sécurité sociale. A la tête d'un pôle saucissonné en neuf portefeuilles, PIERRE MOSCOVICI, ministre de l'Economie, assure son rôle de grand argentier du pays avec flegme. Actif sur la scène européenne, qu'il connaît bien, il rassure les marchés. D'une importance capitale pour sortir de la crise (sauvetage de Dexia, constitution d'une banque publique d'investissement, etc.), ses dossiers techniques sont toutefois difficiles à « vendre » à l'opinion. Dans cette catégorie aussi : JEAN-YVES LE DRIAN, ministre de la Défense, qui conduit le retrait des troupes d'Afghanistan promis par Hollande, STÉPHANE LE FOLL, ministre de l'Agriculture, ou FLEUR PELLERIN, ministre de l'Economie numérique. Novice en politique, elle s'est payé le luxe de recadrer son ministre de tutelle, Arnaud Montebourg, sur la gratuité des hot lines téléphoniques.

En progrès

Ses débuts furent chaotiques. Pour sa première sortie, CHRISTIANE TAUBIRA, ministre de la Justice, assiste à un match de basket entre prisonniers : manque de chance, un détenu se fait la belle. Deux jours plus tard, elle annonce la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, sans plus d'explications. Depuis, la garde des Sceaux s'est faite discrète et travaille sur les grands chantiers de son ministère, multipliant les rendez-vous avec les organisations professionnelles, qui louent sa « capacité d'écoute et d'analyse ». Sa pédagogie : chiffres à l'appui, elle défend l'alternative à la prison comme arme antirécidive, réussissant à mettre en sourdine les critiques de laxisme dont la droite l'affublait.

Peuvent mieux faire

Les visages de la relève au PS étaient attendus au tournant. Leurs premiers pas ministériels restent timides. Peu à l'aise à ses débuts, NAJAT VALLAUD-BELKACEM, porte-parole du gouvernement, s'est prise au jeu. Mais en déclarant qu'elle souhaitait « voir la prostitution disparaître », la ministre des Droits des femmes s'est attiré des critiques, y compris au sein du gouvernement : la garde des sceaux, Christiane Taubira, s'en est démarquée.

Patron de l'aile gauche du PS, BENOÎT HAMON, ministre de l'Economie sociale et solidaire, a hérité d'un petit portefeuille, auquel s'est ajouté celui de la consommation à la faveur du remaniement. Des dossiers sur lesquels il peine à imprimer sa marque. Celui qui ne voulait pas être cantonné au rôle d'« homme-sandwich de l'économie sociale » compte bien s'imposer à la rentrée, en obtenant un maximum d'emplois aidés pour son secteur et en prenant la main sur un futur « plan télécom ». Après un faux départ comme ministre déléguée auprès de Christiane Taubira, DELPHINE BATHO s'est retrouvée ministre de l'Environnement à la place de Nicole Bricq. Une surprise pour cette fine connaisseuse des questions de… sécurité. Premier test pour Batho : la conférence environnementale qui se tiendra à la mi-septembre. VALÉRIE FOURNEYRON, ministre des Sports, connaît bien ses dossiers. Mais attention aux bourdes. Lundi, elle s'est emmêlée les pinceaux en qualifiant de « judokate » la porte-drapeau de l'équipe de France Laura Flessel, quintuple médaillée aux JO en… escrime.

Avertissement de conduite

Ils ont surpris ou fâchés, non pour des questions de travail ou de compétences, mais à cause de leur comportement. Le jour de sa prise de fonctions, VINCENT PEILLON, ministre de l'Education, met les pieds dans le plat en annonçant le retour à la semaine de cinq jours dans le primaire. Celui qui affectionne le rapport de force est recadré dès le lendemain par Ayrault, qui promet une concertation. Un mois plus tard, nouveau couac : Peillon récidive en envisageant deux jours de congés supplémentaires pour les vacances de la Toussaint. « Une piste », corrige de nouveau le Premier ministre. Depuis, Peillon s'est assagi. Fini les annonces à tout va. Place désormais à la concertation. Le ministre a officiellement lancé le 5 juillet une consultation pour refonder l'école. Le rapport qui en résulte sera présenté en octobre et servira de base à un projet de loi d'orientation.

Egalement coupable d'annonce intempestive : AURÉLIE FILIPPETTI, ministre de la Culture. Le 30 juin, elle enflamme les réseaux sociaux en annonçant que l'extension de la redevance aux écrans d'ordinateur est « une question qui se pose » pour financer l'audiovisuel public. « Absolument pas », rétorque vertement son collègue du Budget. Depuis, devant la commission des Affaires culturelles du Sénat le 17 juillet, elle a évoqué la nécessité de « réfléchir sans tabou » à de nouvelles formes de financement de la télé publique, laissant entendre un possible retour de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques. Tout en précisant que rien n'est décidé…

Mais la palme du dérapage revient à MARYLISE LEBRANCHU, ministre de la Fonction publique. En plein débat sur les économies budgétaires, elle promet un « grand moment de rigueur » aux fonctionnaires. Un mot tabou que les membres du gouvernement se gardent de prononcer depuis des jours… Pour sa peine, la fautive aura droit dans la foulée à un recadrage en plein Conseil des ministres. « Attention aux mots et aux expressions qu'on emploie », lance François Hollande sans la nommer.

Au coin

Dans le gouvernement, la liberté de ton peut coûter cher et aboutir à l'éviction. NICOLE BRICQ, ministre du Commercre extérieur, en a fait les frais. L'éphémère titulaire du portefeuille de l'Environnement a ainsi été virée de son poste lors du remaniement post-législatives. Le 13 juin, elle avait annoncé la suspension de tous les permis de forages exploratoires d'hydrocarbures au large de la Guyane. Plusieurs représentants de l'industrie pétrolière auraient fait part de leur mécontentement au Premier ministre ainsi qu'au chef de l'Etat, ce qui aurait abouti à son débarquement et son remplacement par Delphine Batho. Mise à l'index également, YAMINA BENGUIGUI, ministre déléguée à la Francophonie. Au lendemain des législatives, la réalisatrice franco-algérienne a « perdu » les Français de l'étranger pour ne plus garder que la Francophonie. Un peu perdue dans son nouveau costume, elle révèle dans « Paris Match » qu'elle fabrique une « fragrance éphémère » chaque matin pour se parfumer…

Doivent participer davantage

On ne les entend guère. Soit parce qu'ils manquent un peu de personnalité, soit parce que leurs portefeuilles ne sont pas très importants. Les deux à la fois pour certains. C'est le cas de FRÉDÉRIC CUVILLIER, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, de THIERRY REPENTIN, ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage, de GUILLAUME GAROT, ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire, ou encore d'ANNE-MARIE ESCOFFIER, ministre déléguée chargée de la Décentralisation. Qui les connaît ? Pas grand monde.

Turbulents

Jamais à court de bons mots, ARNAUD MONTEBOURG, ministre du Redressement productif, a été en première ligne ces dernières semaines. Doux, Florange, PSA… les dossiers chauds se sont accumulés sur son bureau. Mais à constamment vouloir être sur le devant de la scène, il a parfois franchi la ligne jaune, en témoigne l'accusation de « dissimulation » lancée à la famille Peugeot. Cet ex-avocat a sorti de sa manche un plan Auto pour ne pas s'enfermer dans le rôle de pompier de service. Gare au retour de manivelle si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Montebourg n'est pas le seul ministre à ne pas avoir sa langue dans sa poche. L'ancienne secrétaire d'Europe Ecologie-les Verts, CÉCILE DUFLOT, ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, a jeté un pavé dans la mare pendant la campagne des législatives en se disant favorable à la dépénalisation du cannabis. Une prise de position revendiquée depuis longtemps par son parti, mais rejetée par le chef de l'Etat et le gouvernement. Ayrault a ainsi rappelé que cette mesure n'était pas prévue. Loin du terrain des idées et de l'action politique, la trentenaire a également fait parler d'elle… pour son look. Critiquée par d'ex-ministres UMP pour s'être habillée en jean lors de la photo de famille du gouvernement, elle s'est récemment dite « étonnée », à juste titre, par le niveau des réactions de quelques députés de droite qui l'avaient chahutée au sujet de sa robe.  
Le Parisien