Et on le prouve
On nous abreuve depuis des années d’études toutes plus définitives les unes que les autres pour justifier le principe du passage au mercredi travaillé. S’il est communément admis que la régularité et la fréquence sont propices au travail intellectuel, il est tout aussi facile de reconnaître que les heures du matin sont généralement plus productives que les heures de l’après-midi, et ce d’autant que les journées sont longues pour les plus jeunes.
Pas besoin d’académies de médecine ou de chrono biologistes pour nous en convaincre.
Mais deux observations de bon sens permettent d’interroger la réponse convenue du mercredi matin travaillé : la pause de mercredi, installée depuis des décennies, n’est-elle pas nécessaire pour les élèves ? Ne pourrait-on pas simplement raccourcir les journées sans rajouter le mercredi, afin de rapprocher le nombre d’heures annuelles excessif en France (918heures) de celui Finlandais ? (677 heures)
Pour trancher dans ce débat, il faudrait une étude sérieuse et incontestable qui se baserait sur un grand nombre d’élèves (par exemple 10 000 élèves de CM1 et CM2) et qui se proposerait de comparer l’attention des élèves en classe en fonction du rythme de la semaine : une semaine à 4 jours classique, et une semaine à 4 jours et demi.
Et bien cette étude existe !
Merci à Daniel Rey, PE de Paris, qui a conservé ces documents curieusement oubliés lors des consultations et que nous vous livrons :
Cette enquête a été réalisée en mars 1994 à Paris par « l’école pour demain » sous la direction scientifique du docteur Didier Lagarde (centre d’études et de recherches en médecine aérospatiale) et Denis Batejat (Psychologue, CERMA)
Avec la collaboration des docteurs Michel Binder (pédiatre clinique du sport) et André Bouvet (Neuropsychiatre Annecy)
« L’école pour demain c’est : L’Académie de Paris ; La Mairie de Paris ; La CPAM de Paris ; L’UNESCO ; …etc
Le rapport de 34 pages est une mine. On y apprend que :
